Bixi ne sera pas épargné par la publicité
Cet article nous parle du modèle d’intégration de la publicité du Bixi. On y parle aussi que Stationnement de Montréal pense à élargir la période d’ouverture du service à l’année longue.
Paru dans le journal 24 Heures, le 6 novembre 2008
Par Jean-Louis Fortin.
La publicité, omniprésente dans les abribus et les stations de métro, se retrouvera aussi sur les 300 points de location Bixi, a appris 24 Heures.
On retrouvera en effet des panneaux d’affichage à des fins commerciales sur un côté de la borne de paiement, qui serviront à éponger les coûts d’opérations du système de location de vélos urbains.
Bixi profite d’un investissement de départ d’un montant de 15 millions de dollars, fourni par Stationnement de Montréal. Les publicités permettront d’équilibrer le budget du projet, dont la ville de Montréal avait affirmé à son lancement qu’elle aimerait qu’il soit autofinancé d’ici 5 ans.
Rien de trop agressant
« La publicité est effectivement prise en compte dans le modèle d’affaire que nous avons retenu pour rentabiliser le projet », admet Michel Philibert, porte-parole de Stationnement de Montréal.
« On pourrait comparer cette publicité à ce qui se retrouve sur les abribus. Le principe sera le même, mais sans être trop agressant visuellement. Il est important de préciser que la sobriété du mobilier urbain est très importante pour nous. La publicité ne viendra pas prendre toute la place, ou être trop voyante », promet Michel Philibert.
Utilisable en hiver
Par ailleurs, contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, les planificateurs de Stationnement de Montréal ouvrent la porte à une utilisation hivernale de Bixi.
« Nous ne sommes absolument pas fermés à une éventuelle utilisation des vélos en hiver. Mais il est clair qu’on va procéder à des tests concernant la sécurité des vélos avant d’installer des bornes de novembre à mars », affirme le porte-parole de Stationnement de Montréal.
« D’ailleurs, dans l’appel d’offres que nous avons lancé, il est spécifié que le vélo doit résister à l’ensemble des conditions climatiques qu’on retrouve à Montréal, incluant la pluie et la neige », conclut-il.